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Nucléases (DNases et RNases)

DNase I, désoxyribonucléase, désoxyribonucléate 5′-oligonucléotide-hydrolase

Les nucléases (DNases et RNases) ont notamment pour fonction la dégradation enzymatique de l'ADN et de l'ARN ; elles sont indispensables à de nombreuses applications de recherche. Par exemple, la purification des protéines et de certains acides nucléiques nécessite souvent la digestion de l'ADN, de l'ARN ou des deux. L'utilisation de la DNase permet souvent de pallier les problèmes de viscosité liés à des concentrations élevées d'ADN et aux méthodes de dissociation cellulaire enzymatique. Nous proposons une gamme complète de nucléases de haute pureté pour répondre à la plupart des besoins en matière de digestion.


Products






      ADN ADN   Hybride    
Nucléases non spécifiques Endonucléase Exonucléase Brin simple
Double brin ARN ARN Produit du phosphate en position 3' Donne du 5'-phosphate
Turbonucléase X   X X X     X
DNase I X   X X       X
DNase II X   X X     X  
Nucléase micrococcique X X X X     X  
Nucléase P1     X   X     X
Nucléase S1 X X X   X     X
Phosphodiestérase I   X           X
Phosphodiestérase II   X X X X     X
RNase A X       X   X  
RNase H X         X   X
RNase T1 X       X   X  
Mélange optimisé de ribonucléases X       X X X  


Endonucléases de restriction

Nucléases pour la digestion de l'ADN et de l'ARN 

Nos nucléases se distinguent par leur spécificité de clivage ainsi que par des propriétés telles que le pH optimal, ce qui permet au chercheur de choisir l’enzyme de digestion la mieux adaptée à ses besoins expérimentaux. La désoxyribonucléase I d’origine mammifère, par exemple, produit des fragments terminés par un groupe 5’ P1 issu de Penicillium citrinum ; elle dégrade l’ADN et l’ARN simple brin, mais pas l’ADN double brin. La ribonucléase A hydrolyse tout ARN contaminant des échantillons de protéines ou des préparations d’ADN plasmidique. Bon nombre de ces enzymes ont des applications supplémentaires en biologie moléculaire. Par exemple, la DNase I « entaille » l’ADN pour permettre l’incorporation de bases marquées. La RNase A est un outil utilisé dans le test de protection par RNase qui mesure l’abondance d’ARNm spécifiques.

Enzymes DNase : désoxyribonucléase I et désoxyribonucléase II

La désoxyribonucléase I catalyse le clivage endonucléolytique de l’ADN double brin et simple brin pour donner des produits finaux de type 5'-phosphodinucléotide et 5'-phosphooligonucléotide. Le produit de l’hydrolyse est un mélange complexe de mononucléotides et d’oligonucléotides 5'-phosphatés. En présence d’ions magnésium, la DNase I attaque chaque brin d’ADN indépendamment et les sites de clivage sont aléatoires. En présence de manganèse (II), la DNase I clive les deux brins d’ADN à peu près au même endroit. La plupart des protocoles utilisent des ions magnésium avec la DNase I, mais le manganèse est utilisé à des fins spécifiques. De plus, la désoxyribonucléase II catalyse le clivage endonucléolytique de l’ADN double brin et simple brin pour donner des nucléosides 3'-phosphates et des oligonucléotides 3'-phosphates comme produits finaux. La plage de pH d’activité s’étend de 4,0 à 6,5, avec seulement environ 15 % d’activité à pH 6,5 et un pH optimal de 5,0. La stabilité optimale de l’enzyme se situe entre pH 5 et 5,5, avec une inactivation rapide à pH 8,5 à 30 °C. Nous proposons une large gamme d’enzymes DNase adaptées à divers types d’échantillons et d’applications. Qu’elles soient lyophilisées ou sous forme liquide, certaines de nos DNases contiennent des concentrations très faibles de RNase ou de protéases afin de protéger votre échantillon contre toute digestion indésirable.

Enzymes RNase : ribonucléase A, ribonucléase H et ribonucléase T1

La ribonucléase A catalyse le clivage endonucléolytique de l'ARN pour produire des nucléosides 3'-phosphates et des 3'-phosphooligonucléotides se terminant par Cp ou Up. Les activateurs de la RNase A comprennent les sels de potassium et de sodium. La température optimale d’activité est de 60 °C, bien que l’enzyme présente une activité entre 15 et 70 °C. Le pH optimal est de 7,6, avec une plage d’activité comprise entre 6 et 10. L’activité maximale est observée avec l’ARN simple brin. La RNase A est une enzyme très stable qui peut résister à des températures allant jusqu’à 100 °C. À 100 °C, la RNase A est particulièrement stable entre pH 2,0 et 4,5. La ribonucléase H hydrolyse spécifiquement les liaisons phosphodiester de l’ARN dans les duplex ARN-ADN pour générer des produits présentant des extrémités 3'-hydroxyle et 5'-phosphate. Elle ne dégrade que la composante ARN de l’hybride ADN-ARN (ARN lié par des liaisons hydrogène à un brin d’ADN complémentaire).

De plus, la ribonucléase T1 catalyse le clivage endonucléolytique en deux étapes de l’ARN pour donner des nucléosides 3'-phosphates et des 3'-phosphooligonucléotides se terminant principalement par Gp. Au cours de la réaction, le clivage se produit entre le groupe 3'-phosphate d’un ribonucléotide guanidinique et le groupe 5'-hydroxyle du nucléotide adjacent. Le produit initial est un nucléoside phosphate cyclique 2' : 3' qui est hydrolysé en le 3'-nucléoside phosphate correspondant. En solution, il est résistant à la chaleur (100 °C pendant 10 minutes à pH 6) et à l'acide, mais instable en solution alcaline (pH > 9). Il convient de noter que la réaction catalysée par l’enzyme ne peut pas être arrêtée en chauffant le mélange réactionnel à 100 °C. Nous proposons une large gamme d’enzymes RNases, afin de répondre à la diversité des types d’échantillons et des applications. Qu’elles soient lyophilisées ou sous forme liquide, certaines de nos RNases contiennent des concentrations très faibles de protéases afin de protéger votre échantillon contre tout clivage protéique indésirable.